J’aime les vins de Vacqueyras. J’aime Vacqueyras tout court, endroit magnifique en Vallée du Rhône, où les Dentelles de Montmirail descendent vers le Plan de Dieu. Je me rappelle que mes parents achetaient déjà du Vacqueyras au début des années 90, et je me rappelle également encore de la douceur épicée du vin goutté à l’époque.
Je retrouve une partie de ces souvenirs dans Les Aubes 2009 de Santa Duc, même si il semble être plus sérieux, plus droit et plus fin que le rouge mielleux de ma jeunesse…
Une très belle acidité qui fait saliver, des tanins serrés et fins enrobés par une riche rondeur méditerranéenne. Cerise, pain d’épices et bâtons de réglisse parfument le nez, tandis que poivre, vanille et quelques amandes grillées agrémentent la longue et généreuse finale. Déjà aujourd’hui un grand plaisir gustatif, qui pourra se parfaire pendant 6 à 8 ans dans la cave.
Le Cèdre #Cahors au Guide Bettane & Desseauve des vins de France 2014
4BD Signale les producteurs de très haute qualité, ceux qui sont les gloires du vignoble français
« Depuis quinze ans, Château du Cèdre figure au plus haut somment de Cahors, grâce à une viticulture exigeante placée sous la responsabilité de Jean-Marc, et des vinifications très précises, conduites par Pascal. Leur terroir les y aide, car il est l’un des plus qualitatifs du cru. »
Le Cèdre 2011
Grande générosité, grande tension, grande complexité de tannin, vraiment comparable à de grands vins du Libournais.
Article publié le 19 juillet 2013, par Fabrizio Bucella
Nous sommes toujours dans le Sud, dans le Minervois, précisément à Badens. Là se trouve un viticulteur esthète, une personnalité qui réalise des vins presque à façon : des micro-cuvées en fonction de ses envies et de son talent. Une manière de démontrer que le terme terroir dans le Languedoc signifie quelque chose. Et surtout que l’on peut y produire de très très grands vins. Explorons quelques unes de ces bouteilles qui se marieraient fort bien avec la recette proposée (Brochettes de canard au pêches).[...]
Pierre Cros Les Costes 2012, vin blanc
L’appellation est minervois. Les cépages sont une collection : grenache blanc (44%), vermentino aussi appelé rolle ailleurs en France (34%), muscat petit grains (6%) piquepoul blanc (8%), grenache gris (8%). La vendange s’est faite fin août. Le vin est ensuite passé uniquement en cuve. Au nez, il dégage des senteurs d’agrumes et de mandarine. En bouche, la fraicheur et la finesse l’emportent.[...]
Les trois cuvées de la Liberté (Nebbiolo, Pinot noir et Touriga nacional)
Les trois cuvées sont intéressantes et allient un touché de bouche exceptionnel. J’ai un petit faible pour la cuvée de nebbiolo qui en bouche laisse une impression de fruit croquant et de réglisse voire d’abricot sec. Les notes grillées sont sans-doute dues au passage en barriques bourguignonnes de 228 litres pendant trois mois. Le vin est produit en nomenclature vin de France, le cépage piémontais n’étant pas vraiment repris dans les règlements de l’appellation. Il ne s’en produit que 15 hectolitres par an, environ 2000 bouteilles. Quand on vous parlait de micro-cuvée ...
A l’ouverture de la bouteille je suis perplexe et je crois m’être trompé de vin. Je retourne fouiller dans mes cartons, mais il n’y a pas d’erreur, c’est bien le premier millésime du Pinot noir de Pierre Cros. Pour explication : le premier millésime mis en bouteille de ce vin était 2003. Une micro-cuvée, 3 barriques seulement, que Pierre a lancé presque en même temps que son Grenache. Au début, les deux bouteilles étaient habillées avec la même étiquette « Pierre-Henry ». Seule différence : affichage du millésime et de l’AOC Minervois pour le Grenache, Vin de Table sans millésime pour le Pinot. Depuis, le Grenache est resté « Pierre Henry », tandis que le Pinot fait partie de la gamme de vins de table « La Liberté » de Pierre Cros, avec les cuvées Touriga nacional et Nebbiolo.
Retour à la dégustation. C’est donc bien le Pinot noir 2003 que j’ai dans le verre, d’un millésime souvent décrié comme avoir été trop chaud pour donner de bons vins. Surtout en Pinot… La preuve du contraire se trouve dans mon verre : une belle couleur grenat tuilé, un nez intense et élégant avec des raisin de Corinthe, de l’abricot sec, du bois cèdre, des bâtons de réglisse, du kirsch, une soupçon de mentholé... Mon nez reste collé au verre !
En bouche c’est encore mieux. Le vin est fluide et frais, rafraichissant même, et étonnamment structuré. Des tanins droits et veloutés avec un grain très fin. Beaucoup de douceur, un léger côté sucré et la même palette d’arômes qu’au nez, les épices et du cacao en plus.
Le lendemain, la même magie gustative, avec une palette aromatique élargie de miel au thym et du tabac blond. Un rien plus oxydatif (c’est du Pinot quand même…), mais c’est aucunement gênant.
Les arômes et l’élégante puissance du vin m’ont fait penser au début de m’être trompé de « Pierre-Henry ». Ce n’est pas la première fois que je trouve des ressemblances aromatiques et gustatives entre un vieux Grenache et un vieux Pinot noir. Alors, Grenache le Pinot noir du sud, ou Pinot noir le Grenache du Nord ?
Je ne sais pas, mais une chose est certaine : ce Pinot noir sudiste est, c’est un grand vin d’un grand millésime…
Dégustation de trois cuvées 2011 du Domaine Santa Duc
Les Quatre Terres J’aime ce Côtes du Rhône, un assemblage de Quatre Terroirs, qui ne manquent jamais de caractère. Le millésime 2011 le met vraiment en valeur. Un nez cerise typique du grenache, mais également floral et séduisant. Très souple et suave en bouche, méditerranéen mais frais, c’est un vin qui ouvre l’appétit et invite à s’installer à table.
Gigondas « Aux Lieux-Dits » Le fruit bien mûr du Grenache, les épices de la Provence, la torréfaction discrète de l’élevage. Je le trouve fin et croquant, c’est un vin tactile, avec la vivacité typique de Gigondas.
Prestige des Hautes Garrigues Son nez est marqué par la framboise, fruit très aérien, et par la garrigue : du laurier, du romarin, ainsi qu’un léger parfum de bois de camphre. Ces derniers apportent un caractère très frais au bouquet. En bouche, il y a tout ce que j’apprécie dans un vin : une fraîcheur minérale, beaucoup de finesse et de douceur, une structure tannique tangible mais soyeuse, beaucoup d’épices… et du retenu. C’est un vin jeune, qui a un grand avenir, alors, ne dévoilons pas tout aujourd’hui…
Château du Cèdre - Le millésime 2010 est prêt à remplir vos verres !
C’était une vendange historiquement faible à Cahors, essentiellement lié à la coulure après la floraison. Néanmoins de très belle qualité, nous avons fait de longues cuvaisons, afin d’extraire la structure et les arômes avec douceur et patience. L’élevage de nos vins s’est déroulé selon leurs exigences, en cuves, en tonneaux de 500 litres ou en foudre de bois, pendant deux ans. À la hauteur de nos attentes, ils s’affinent actuellement en bouteilles, avant d’être disponibles au mois d’avril. Afin de vous présenter les vins de ce millésime en avant-première, vous trouverez ci-dessous les commentaires de dégustation d’Anthony Rose, extraits d’une dégustation de vins de Cahors en décembre 2012, publié sur son blog. (lire l’article « Cahors - black magic » sur anthonyrosewine.com).
Château du Cèdre 2010 Couleur dense, fine qualité aromatique, belle concentration de fruits noirs avec un boisé discret. Des fruits rouges et noirs juteux et frais, avec des arômes de mûre et un caractère acidulé de prunes en finale, tandis que des tanins très justes et fins maintiennent l’équilibre du vin. Ce n’est pas un vin sur la puissance, mais plutôt sur la buvabilité et la gourmandise.
Château du Cèdre, Le Cèdre 2010 Couleur profonde, nez fin et pur, présentant une fraîcheur agréable, ainsi que des arômes de mûre. Cerise et mûre, ainsi qu’une délicieuse vinosité au palais, montrant richesse et concentration. Un élevage subtil et une solide colonne vertébrale d’acidité apportent vivacité et fraîcheur au vin, qui possède une texture souple et finit sur une belle minéralité. Très bel équilibre entre fruit, structure et minéralité.
Château du Cèdre GC 2010 Belle robe dense, aromatique, belle richesse et concentration en fruits noirs et épices, très juteux, arômes d’élevage subtils, très jolie intensité du fruit, avec une texture tannique souple et un fruit juteux soutenu par une superbe structure. Un vin qui fond dans la bouche, malgré sa puissance et sa richesse. Éclatante qualité du fruit !
Yves Gras du Domaine Santa Duc parle de son Chateauneuf-du-Pape 2011
"On ne pourrait jamais le confondre avec les vins que nous faisons à Gigondas. Pas besoin non plus de se demander si l’un est meilleur que l’autre. Ils sont différents, cela me suffit. J’aime travailler des terroirs assez forts pour façonner les vins. Il suffit des les accompagner.
2011 c’est mon deuxième millésime sur Châteauneuf du Pape. On peut donc dire que je découvre ce vin en même temps que vous. Comme en 2010, je lui trouve beaucoup de profondeur. Ses tanins ont une incroyable force, sans jamais devenir grossiers ou dominants. Il y a toujours de l’étoffe autour, souligné d’une acidité très tendue.
C’est un vin qui s’exprime en longueur, pas en largeur."
Un Pinot noir du sud qui pousse dans les cailloux au lieu dit « Les Aspres », ce qui veut dire « aride » en Catalan. Je vous rassure de suite, il ne « pinote » pas comme au nord. Ce n’est pas une version bis d’un Bourgogne, ils vous restent toujours autant de raisons qu’avant pour aller chercher du vin autour de Beaune…
Il a son propre style, son propre caractère. Beaucoup de fruit, du Kirsch, du cassis, des groseilles… plein le nez ! Dans la jeunesse un peu fermentaire, on sent les arômes de pâtisserie, vanille et la cannelle. Un élevage de quelques mois dans des barriques avinées y est certainement pour quelque chose. J’ai toujours été impressionné par la fougue et la puissance que présente ce Pinot sans jamais devenir lourd. Un peu chaleureux sur certains millésimes peut-être, mais ce n’est pas le cas pour ce 2011.
24 heures après, le vin est encore très bien lié : fruit puissant, des épices douces plus discret et peut-être un léger côté végétal qui a surgit. Mais rien ne dérange et il montre encore autant de buvabilité qu’au début.
Dans la jeunesse c’est LE vin parfait pour le déjeuner du samedi ou pour un bon repas le mardi soir. Sinon, oubliez-le quelques années dans la cave. Il vous surprendra…