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La culture du vin en Chine – quelques impressions

22 septembre 2010, par Sebastian Nickel

Après une dizaine de jours passés dans la mégapole Shanghai, après six jours de formation et de dégustations intenses dans le cadre de la semaine du vin au Pavillon Rhône-Alpes sur l’exposition universelle, après des restaurants populaires et leur « hot pots » classiques ou épicés, après un peu de haute cuisine chinoise et française, voici quelques impressions (et plusieurs confusions) sur la perception du vin en Chine.

A) Le niveau en connaissance du vin et en dégustation des professionnels (importateurs, revendeurs, restaurateurs) est souvent élevé.

B) Le public amateur à soif ! Et surtout soif de savoir, de comprendre et de découvrir l’élaboration, le goût et le service du vin. Car malgré le fait que la Chine connaisse la culture de la vigne depuis des siècles, voir des millénaires, et qu’elle possède aujourd’hui le 5e vignoble mondial avec quelques 470 mille hectares plantés en 2008, la culture du vin y est restée quasi inconnue jusqu’à nos jours.

C) La culture du thé est très ancienne dans ce pays et elle est (au moins) aussi complexe que notre culture du vin : des variétés différentes, des régions de production distinctes, des temps d’infusion et des températures d’eau adéquates, le savoir du « bien servir »…

D) Le gouvernement chinois soutient la consommation de vin, essentiellement pendant les repas, surtout dans l’espoir de voir diminuer la consommation d’alcools forts. En plus, pour bénéficier de l’effet « santé » d’une consommation raisonnable de vin, on s’intéresse avant tout aux vins rouges, riches en polyphénols. C’est d’ailleurs peut-être la raison pourquoi les vins rosés restent assez inconnus et les vins blancs souvent négligés. Les deux se marient pourtant souvent à merveille avec les plats relevés et exotiques de la cuisine de Shanghai.

E) « Nous ne vous comprenons pas, mais continuez à parler. C’est très intéressant. » Voici le commentaire d’un « élève » chinois pendant que je m’exprimais sur le bouquet d’un vin rouge méridional, rempli de poivre, de cannelle, de cerises et de sous-bois. Nos arômes ne sont pas les leurs.

Une conclusion ? La question que j’ai ramené en Europe : Est ce que nous avons la même conception du goût ?

Une deuxième conclusion : Beaucoup de belles rencontres, beaucoup de curiosité, beaucoup de différences culturelles et culinaires et beaucoup de choses à apprendre des deux côtés….



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