« Avec ses vins sans soufre Pascal Verhaeghe signe une belle progression. Les résultats qu’il obtient sont magnifiques. Nous somme là en présence de vrais vins sans soufre ; des vins nature excellents. »
Fabrice Beaugrand – Bettane & Desseauve
Lu dans la « Vie Quercynoise »
Certes, la couleur de ce vin a quelque peu évolué après 2 ans d’élevage sous bois et 6 ans de vieillissement en bouteille. Elle reste néanmoins profonde et dense, sur des reflets d’un grenat éclatant. Après avoir vécu quelques 72 mois dans le froid et l’obscurité de la cave, ce vin mérite de s’ouvrir lentement en carafe.
Le Cèdre Cahors 2008
Les premiers arômes qui refont surface au bout d’une trentaine de minutes, sont les fruits confits.On trouve également quelques notes de fruits secs et de noisette. C’est un nez frais et pétillant, qui montre rapidement tout le capital jeunesse et le potentiel de garde que présente encore ce vin. Une bouche fraîche et sèveuse, dense et légère à la fois, avec des tanins très puissants et très élégants. Crémeux, doux et très présent en bouche dès la première gorgée, il déploie rapidement une aromatique marquée par les épices, le cacao et les fruits. Impressionné, mon palais se tait et savoure.
ACCOMPAGNEMENT CARNIVORE : Une côte de veau avec une poêlé de champignons (…de Paris, pleurotes, cèpes…) au persil, avec des spaetzle au beurre faites maison . Un carré d’agneaux cuit au four à basse température, accompagné d’une sauce au lard fumé et de fèves à la sarriette.
ACCOMPAGNEMENT HERBIVORE : Oubliez la côte de veau et régalez-vous avec une belle poêlé de champignons (…de Paris, pleurotes, cèpes…) au persil, ainsi qu’avec des spaetzle au beurre faites maison et quelques fèves à la sarriette.
Le printemps débuta en douceur avec des températures supérieures à la moyenne en avril et mai et une pluviométrie déficitaire.
Le mois de juin exceptionnellement ensoleillé permit une floraison parfaite des raisins suivie par 60mm de pluie les 14 et 15 juin.
Le très beau temps dura jusqu’aux pluies divines du 13 et 14 août (60 mm sans orages violents). Le vignoble est en pleine santé et les 30 mm de précipitation au début
d’un mois de septembre ensoleillé annonce une parfaite maturation des raisins.
Nous avons débuté les vendanges des blancs le 15 et des rouges le 24 septembre dans de très bonnes conditions.
Un état sanitaire parfait, des degrés maitrisés (13.5°), donnent des vins de grand équilibre, frais et sapides, plein de promesses.
Un grand millésime en devenir.
J’apprécie… Le Château du Cèdre 2009 #Vin noir de #Cahors
Sept ans, c’est bien pour déguster un vin rouge avec un potentiel de garde de 10 à 15 ans. C’est la mi-temps. La première partie du match est jouée, on fait le point et on développe sa stratégie de garde pour la suite.
Chateau du Cèdre 2009 Vin Cahors
L’année 2009 est considérée comme un millésime solaire. Et cet assemblage de Malbec, avec une pointe de Merlot et de Tannat, offre un bouquet en conséquence. Puissant et riche, il saute au nez dès que le bouchon est sorti du goulot. Cerises noires, menthe, un peu de laurier… C’est un nez d’hiver, qui s’enrichit plus tard de quelques framboises et d’un succulent parfum de pâtisserie.
Plus présentes en bouche, les épices douces soulignent le fruit et la douceur du vin. Rond, frais et suave, les tanins du Malbec semblent être domptés et chatouillent le palais et les gencives. Ils accompagnent le vin jusqu’au bout, gagnant en relief et en fraicheur, soulignés par les arômes mentholés qui se déploient pleinement sur la finale. À boire entre 2016 et 2021.
ACCOMPAGNEMENT CARNIVORE : Des plats simples et savoureux, tel une côte de veau sauce vigneronne ou une entrecôte beurre maître d’hôtel avec des pommes de terre sautées.
ACCOMPAGNEMENT HERBIVORE : Essayez un gratin de racines (pomme de terre, panais, carottes) ou en apéritif avec des chips de légumes à l’huile d’olive (betterave, panais, carotte..).
Les vins du Château du Cèdre à Cahors atteignent un rare niveau de qualité et de régularité
Issus de vendanges idéalement mûres et sélectionnées, les vins, toujours très colorés, atteignent un rare niveau de qualité et de régularité. Les tanins présentent un velouté séducteur à des vins pleins et longs.
Les vins : l’enrobage et l’exubérance du Cèdre blanc 2014 (pur Viognier) ne nous emballe pas. En rouge le cahors 2012 entame une jolie évolution classique toujours menée par des tanins fins. L’extraction est juste sur le Cèdre 2012, concentré, long et un peu doucereux dans les tanins. Marqué d’un fruit noir et de saveurs chocolatés, dense, le GC 2012 est enveloppé et demande quelques années de cave pour digérer son élevage et livrer sa texture fine. Le vin de liqueur de malbec, friand et digeste, accompagnera bien sur des fromages bleus.
“Guide des Meilleurs Vins de France 2016” - Revue du Vin de France
Le GC 2001 du Château du Cèdre à Cahors… Du très, très Grand Cru !
Gagnons du temps et ne parlons pas de la couleur de ce pur Malbec de Cahors. Il est noir… What else ? Le nez en revanche mérite que l’on y passe un peu plus de temps. Au premier abord, il est marqué par la fraîcheur, évoquant l’automne : sous-bois, champignons, quelques fruits secs et de la griotte. Vin de garde et de patience, il est lent au démarrage et appelle la carafe, malgré son âge avancé. Sans carafe, je conseille de le déboucher deux à trois heures avant, car c’est bien le temps qu’il lui faut pour déployer son parfum à pleine puissance.
La griotte persiste, tandis que le sous-bois se met en retrait, derrière une multitude d’épices (poivre, bois de cèdre, laurier), de fruits noirs bien mûrs (mûre, cassis), de fruits secs (figue, noisette) et de biscuit. Ce qui m’impressionne dans ce bouquet, ce n’est pas seulement la complexité instantanée que l’on découvre le nez au-dessus du verre, mais également sa complexité évolutive, ce changement perpétuel des nuances, à chaque fois que l’on y revient.
En bouche c’est sérieux. Le palais se fait cadrer par la minéralité et par un impressionnant bataillon de tanins. Mais n’ayez pas peur, ce sont des tanins polis et avenants, dotés d’une grande finesse tactile. Aucune dureté, aucune âpreté.
Il faut admettre qu’ils sont bien accompagnés par une certaine rondeur qui caresse la langue, puis les arômes, toujours les arômes…
Excellent, voire monumental aujourd’hui, à aucun moment ce vin cherche à cacher son formidable potentiel de garde. De jolies dégustations en vue pour les années à venir.
ACCOMPAGNEMENT CARNIVORE : Ce vin cherche du canard, pourquoi pas laqué, accompagné de riz basmati et de quelques aubergines mijotées aux champignons noirs. Plus classique : une entrecôte sauce vigneronne, une purée de pommes de terre truffée, des pousses d’épinard sautées…
ACCOMPAGNEMENT HERBIVORE : Gardez le purée de pommes de terre truffée et faites-en un Hachis Parmentier végétarien. Autre option, des ravioles au parmesan, accompagnées de pleurotes sautées avec des oignions doux et des tomates séchées.
En pleine vendanges, revenons sur le millésime 2014, une année clé dans la production de nos vins. L’année dernière, nous avons vinifiés plusieurs cuves et même des demi-muids de G.C sans ajout de sulfites. Quelques 70% de nos raisins ont ainsi été transformé en vin par des levures naturelles au cours de cette vinification « sans filet ». Aujourd’hui encore, la réaction des vins, l’expression du fruit est étonnante, le raisin domine tout.
Le SO2 est comme un antibiotique qui standardise les vins. Nos premiers essais de vinification sans sulfites datent de 2004, c’est avant tout un processus d’apprentissage, non seulement à la cave, mais également au vignoble, car seul des raisins sains et équilibrés, ici de culture biologique, permettent de choisir librement sa façon de vinifier.
degustation Pascal
En se libérant du sulfitage, en maitrisant parfaitement les risques, on ouvre de nouvelles perspectives qualitatives des vins. On découvre alors une palette aromatique insoupçonnée (le SO2 étant un masqueur d’arômes), des tannins d’une très grande finesse, une meilleure aptitude au vieillissement parce que tout est mis en œuvre pour produire des vins naturellement stables à l’oxydation. De plus ces vins sont d’une très grande digestibilité.
Le bilan de cette première décennie d’essai est très positif et encourageant. Le millésime 2014 nous a permis d’élaborer une première, nouvelle cuvée sans souffre. Un Cahors « Extra Libre » en quelque sorte, qui sera disponible au mois d’octobre. Vinifié à partir des mêmes vignes que le Château du Cèdre classique, c’est un vin vraiment séduisant, élégant et suave. Il nous réconforte dans l’idée de poursuivre ce chemin vers des doses de sulfites de plus en plus faibles dans toutes nos cuvées au cours des prochaines années.
En vous souhaitant un bel automne,
Amicalement
Jean-Marc et Pascal Verhaeghe
J’apprécie... le #Cahors Extra Libre 2014 sans soufre de Pascal et Jean-Marc Verhaeghe
Faut-il libérer le vin ? Nous ne le savons pas. Si nous sommes très peu interventionniste dans nos chais, nous veillons néanmoins de près sur le devenir de nos vins. Et la création de ce Cahors Extra Libre est seulement devenue possible après plusieurs années de préparation au vignoble.
Vin libre, ce Cahors annonce d’entrée de jeu sa couleur (noire). Baies sauvages, épices, tabac à pipe… Le nez semble indomptable ! À l’aise dans le verre, il tempère rapidement son caractère, affichant davantage de fruits et des notes assez légères, telle la violette et la fleur de sureau. La bouche surprend autant, se montrant d’une légèreté quasi déconcertante, tout en étant dense et compact. Extrêmement délicat, il ne cache pourtant jamais ses origines cadurciennes, pleinement visibles à travers les épices et le bois de cèdre qui résonnent en finale.
Un vin qui nous surprend par son expression et sa diversité gustative, tout en restant encré dans son terroir et fidèle au cépage. Il est vraiment libre ce Cahors…