"On ne pourrait jamais le confondre avec les vins que nous faisons à Gigondas. Pas besoin non plus de se demander si l’un est meilleur que l’autre. Ils sont différents, cela me suffit. J’aime travailler des terroirs assez forts pour façonner les vins. Il suffit des les accompagner.
2011 c’est mon deuxième millésime sur Châteauneuf du Pape. On peut donc dire que je découvre ce vin en même temps que vous. Comme en 2010, je lui trouve beaucoup de profondeur. Ses tanins ont une incroyable force, sans jamais devenir grossiers ou dominants. Il y a toujours de l’étoffe autour, souligné d’une acidité très tendue.
C’est un vin qui s’exprime en longueur, pas en largeur."
Yves Gras Domaine Santa Duc : Mon avis sur le Rhône en 2011 - Typique, tangible et très séduisant !
Nous l’avions déjà évoqué au printemps dernier, en Vallée du Rhône le millésime 2011 est un millésime de patience. Les vins se sont transcendés durant l’élevage. Le travail accompli depuis leur naissance, les premières vendanges le 14e jour d’un mois de septembre splendide, vendanges et tri manuel, fermentation avec levures naturelles, vinification en vendange entière pour les parcelles les plus tardives, macérations longues et extractions lentes.
L’élevage s’est déroulé en grande partie sous bois, avec une évolution vers les foudres de 36 hectolitres au détriment des barriques (dans le souci de préserver la qualité et la fraicheur du fruit). Aujourd’hui, les assemblages reposent en cuves bétons et les mises en bouteilles sont programmées les jours en lune favorable à l’expression aromatique des vins.
Un Pinot noir du sud qui pousse dans les cailloux au lieu dit « Les Aspres », ce qui veut dire « aride » en Catalan. Je vous rassure de suite, il ne « pinote » pas comme au nord. Ce n’est pas une version bis d’un Bourgogne, ils vous restent toujours autant de raisons qu’avant pour aller chercher du vin autour de Beaune…
Il a son propre style, son propre caractère. Beaucoup de fruit, du Kirsch, du cassis, des groseilles… plein le nez ! Dans la jeunesse un peu fermentaire, on sent les arômes de pâtisserie, vanille et la cannelle. Un élevage de quelques mois dans des barriques avinées y est certainement pour quelque chose. J’ai toujours été impressionné par la fougue et la puissance que présente ce Pinot sans jamais devenir lourd. Un peu chaleureux sur certains millésimes peut-être, mais ce n’est pas le cas pour ce 2011.
24 heures après, le vin est encore très bien lié : fruit puissant, des épices douces plus discret et peut-être un léger côté végétal qui a surgit. Mais rien ne dérange et il montre encore autant de buvabilité qu’au début.
Dans la jeunesse c’est LE vin parfait pour le déjeuner du samedi ou pour un bon repas le mardi soir. Sinon, oubliez-le quelques années dans la cave. Il vous surprendra…
Le Cèdre Vintage 2011, deuxième millésime de notre Malbec doux naturel est désormais en bouteille. C’est un excellent vin pour vos repas festifs, qui saura accompagner le foie gras dans tous ces états, mais également les fromages à pâte persillée et les desserts à base de chocolat, de cannelle et de fruits rouges.
Son aromatique explosive nous donne un bouquet de beurre de cacao, de framboise et de truffe, délicatement posé sur une bouche veloutée et croquante avec une finale quasi interminable.
Château du Cèdre - dégustation des vins 2011 encore en élevage
Les vins pour le Château du Cèdre sont divisés en plusieurs lots élevés séparément, selon la provenance et la maturité des raisins. En dégustant ces différents lots, on remarque rapidement que les vins se laissent « classer » dans deux groupes : le premier groupe montre des arômes de fruits frais et de fleurs, associés à une fraîcheur remarquable, tandis que le deuxième groupe se caractérise surtout par des notes d’épices, par un beau volume et des tanins très fins. C’est un potentiel de vin très prometteur, qui permettra un beau travail d’assemblage pour cette cuvée.
Pascal Verhaeghe déguste le millésime 2011 du Château du Cèdre Cahors
La cuvée Le Cèdre se repose dans des foudres de 57 hectolitres et des fûts de 500 litres (80% neufs et 20% d’un vin). Violette, cassis et mûre, mais également noisette, fumé et poivre vert, le vin accueille le bois avec beaucoup d’aisance, l’intégrant parfaitement. Très harmonieux, avec une structure tannique sophistiquée, il regarde avec sérénité vers les mois d’élevage à venir.
Les vins du GC sont les plus réservés au jour d’aujourd’hui. Confortablement relogés dans les demi-muids de 500 litres dans lesquels ils ont été vinifiés, ils sont sombres et discrets, comme s’ils étaient nos vins les plus sages. Beaucoup d’épices, quelques fleurs, avec un grain de tanins très dense et fin, ce qui incite automatiquement à mâcher ce vin, à le savourer avant de le boire. Un résultat très satisfaisant pour ce début d’élevage.
Sauvignon et Soja - voyage ouest/est en papille gustative
Il m’arrive de cuisiner « chinois ». C’est en tout cas comme ça qu’on dit, même si il n’y que rarement une recette suivie. En fait, ce sont plutôt quelques ingrédients issus de la cuisine asiatique, gingembre, soja et shoyou, sucré et salé, piments et ail, associés à de grosses quantités de légumes frais : carottes, poireaux, oignons et des choux bien évidemment ! C’est la saison qui décide. Le tout à la cuisson courte, un peu de bœuf ou de poulet mariné (et pourquoi pas du tofu ?), quelques nouilles pour donner de la consistance ou du riz pour absorber les jus. Un régal !
Pour associer du vin, c’est souvent plus compliqué. Beaucoup de rouges se heurtent au sel du soja et à la force des piments ou du gingembre. Et pour quantité de vins rosés il y a une envie qui reste lié à la chaleur estivale. Sauf pour les rosés bien gras, avec des rondeurs et des courbes. Je vous laisse trouver votre bonheur en Méditerranée.
Alors il se trouvait, il y a une ou deux semaines, qu’une bouteille de Sauvignon blanc du Languedoc, des Côtes de Thongue plus précisément, logeait bien au frais dans mon réfrigérateur. 2011 de l’Arjolle (je suis abonné à leurs vins depuis longtemps), un coup de vis, la capsule était ouverte et le vin dans mon verre. Herbe fraîche, écorce de citron, un peu de pomme, fluide, droit et direct en bouche avec des arômes herbeux et une légère amertume en finale – simple mais efficace.
À table, le vin ne perd rien de sa détermination et navigue droit entre les différentes flaveurs. L’acidité s’oppose à la douceur de la sauce soja « dark », pendant que la légèreté absorbe le feu des épices. Réaction plus curieuse : sel semble développer une sucrosité cachée dans le vin, qui a rendu la dégustation encore plus agréable en contribuant à l’harmonisation entre le vin et le plat.
Dégustation du Touriga nacional 2011 de Pierre Cros
Lors des dégustations, mon attention ne se laisse pas souvent distraire par la couleur d’un vin. Mais ce Touriga nacional du Minervois noir et opaque fait exception. Le disque est pourpre et brillant et la couleur semble coller au verre comme un encre épais. Je suis surpris de trouver un nez plutôt discret après cette introduction visuelle, laissant entrevoir des arômes de fruits noirs, d’encre et goudron, voir quelque chose du règne végétal. Puis le vin s’ouvre, sans pour autant montrer une puissance phénoménale. Les fruits noirs se diversifient en mûre et cassis, le goudron devient de la fumé et des épices douces surgissent au milieu du verre : vanille, cannelle, chocolat au lait.
Frais, souple, peu tannique et fin, avec peut-être un peu d’amertume lié à la jeunesse en final. C’est gourmand, c’est salivant, c’est entrainant et excellent avec un bout de Cantal jeune !
Plus tard dans la soirée, j’ose aller sur du chocolat aux piment et épices. Le résultat est surprenant. Alors que le chocolat lui prend une partie de sa douceur (sans pour autant le durcir), elle fait exploser l’aromatique du vin, relevant le végétal si discret des premiers nez sous forme de romarin et de laurier.
Cachés derrière le Malbec : Les vins blancs du Château du Cèdre à Cahors
Château du Cèdre blanc - 100% Viognier au pays du Malbec.
« Beaucoup d’élégance », c’est ce qui marque la plupart des gens à la première approche de ce vin. Un nez subtil, d’abord minéral et floral, puis le fruit s’exprime. Le bois s’est soumis, au nez comme en bouche, il complète discrètement le bouquet et enrobe l’acidité. C’est un Viognier de table, pour lequel il faut aller chercher un poisson bien en chair et qui donne envie de le travailler avec des épices exotiques, du curry ou encore du Piment d’Espelette en cuisine.
Le Cèdre Héritage est un véritable vin de plaisir. La fraîcheur et les agrumes du Sauvignon blanc, la douceur du Sémillon et le caractère floral de la Muscadelle en font un vin décomplexé et agréable, qui accompagne aisément de nombreux plats et occasions – apéritifs, poissons, fromages…